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Pourquoi développer un programme tel qu’À mon meilleur

  •  Le Canada affiche l’un des taux les plus élevés d’obésité juvénile des pays développés, se classant au cinquième rang parmi 34 pays de l’OCDE*. En 1978, 12 p. 100 des enfants et des adolescents de 2 à 17 ans avaient un surplus de poids et 3 p. 100 étaient obèses, ce qui équivaut à un taux combiné de 15 p. 100. En 2004, 18 p. 100 des jeunes de ce groupe d’âge avaient un surplus de poids et 8 p. 100 étaient obèses, ce qui donne un taux combiné de 26 p. 100. 
    (Des enfants en santé : une question de poids, 2007)
    * Organisation de coopération et de développement économiques
  • Il est fréquent qu’une prise de poids excessive dans l’adolescence se poursuive au cours de la vie adulte. Ceci pourrait être l’un des facteurs déterminants les plus importants de l’apparition ultérieure de maladies comme le cancer et le diabète, d’une maladie du cœur ou d’un accident vasculaire cérébral.
  • On estime que l’obésité dans l’ensemble de la population entraîne actuellement au Canada des coûts directs en soins de santé d’environ 1,6 milliard de dollars par année, soit 2,4 p. 100 de l’ensemble des dépenses en soins de santé. À cela s’ajoutent 2,7 milliards de dollars de coûts indirects liés à l’obésité, notamment la perte de productivité, l’assurance-invalidité, la diminution de la qualité de vie et les problèmes de santé mentale découlant de la stigmatisation et d’une piètre estime de soi. (Des enfants en santé : une question de poids, 2007)
  • On observe actuellement à travers le Canada des taux alarmants de surplus de poids, d’obésité et d’inactivité physique chez les enfants et les adolescents. Une enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2004) démontre que chez les enfants âgés de 6 à 17 ans, le temps passé devant la télévision, devant un écran d’ordinateur ou en jouant à des jeux vidéo augmente la probabilité d’obésité.
  • Le manque de programmes d’éducation physique et santé et les ressources restreintes à l’intérieur du système scolaire ont contribué à l’absence du développement d’habiletés ou d’habitudes, nécessaires pour être physiquement actifs et pour faire des choix de modes de vie sains chez les enfants.